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« Seulement 10 % des déchets alimentaires sont valorisés en Ile-de-France » [Les Alchimistes]

Depuis 2017 l’entreprise Les Alchimistes collecte, trie et transforme les déchets alimentaires en compost. Une chaîne vertueuse et écologique qui convainc de plus en plus les professionnels soumis à une réglementation en constante évolution.

Seulement 10 % des déchets alimentaires sont valorisés en Ile-de-France. Les Alchimistes se sont donné la mission d’améliorer la qualité du traitement de ces déchets mais aussi la qualité des sols dont dépendent notamment le réchauffement climatique, le rafraîchissement des villes ou encore l’autonomie alimentaire. Les plateformes de compostage « micro-industrielles » sont implantées proches des villes et permettent ainsi de limiter les kilomètres parcourus tout en rendant le tri et le compostage plus accessibles. Coquilles d’huître, restes d’assiettes, têtes de poissons, épluchures de carottes ou de pommes sont ainsi transformés au même endroit en l’espace de 10 semaines en engrais naturel (le compost) utile à la re-fertilisation des sols. L’entreprise compte actuellement 10 plateformes partout en France dont 3 en Ile-de-France. D’ici 2025, l’entreprise souhaite s’étendre dans 30 territoires. 

 Une réponse à la réglementation pour les restaurateurs 

Actuellement, les professionnels produisant plus de 10 tonnes de déchets alimentaires par an ont l’obligation de les trier à la source en vue de les valoriser. A titre d’exemple, un restaurant qui réalise 250 couverts par jour, 7 jours / 7, produit 10 tonnes de déchets. Dans le cadre des lois Grenelle 2, ayant pour objectif la préservation des espèces animales et végétales et de la loi AGEC, ayant pour objectif le 0 plastique jetable d’ici 2040, ce seuil réglementaire sera abaissé à 5 tonnes au 1er janvier 2023 et dès le premier kilo au 1er janvier 2024.  « A partir du 1er janvier 2024, tous les producteurs de biodéchets de France (ménages et professionnels) devront avoir une solution de tri à la source et de valorisation » prévient Martin Guinement, responsable du développement des Alchimistes.

L’entreprise travaille en France avec environ 250 structures, des restaurants de quartier aux très grandes brasseries parisiennes, classiques ou gastronomiques. Quatre des 7 restaurants parisiens labellisés « étoile verte » par le Guide Michelin font appel aux Alchimistes. Les Alchimistes interviennent aussi par exemple dans deux des restaurants du groupe Bertrand Restauration. Carine Legoux, Directrice RSE du groupe Bertrand Restauration confie, « le premier déchet que produit un restaurant est la nourriture. Si ces déchets peuvent à nouveau être utiles, c’est bien ! ». En moyenne, le coût de l’opération correspond à environ 0,20% du chiffre d’affaires d’un restaurant. Pour Carine Legoux, « le frein financier peut être levé et le frein humain aussi au fur et à mesure du temps avec des formations, des explications. Il s’agit simplement de changer nos habitudes ».

 Une revalorisation multiple

70 % du chiffre d’affaires des Alchimistes provient de la collecte et de la transformation des déchets, et 30 % de la vente de compost. Chacun des bacs est sur-trié à la main et tous les éléments indésirables qui ne sont pas organiques (papier – carton – verre – métal – porcelaine – plastique) sont écartés. Une note entre 0 et trois étoiles est attribuée au client en fonction de la quantité indésirable. « Mieux vous triez, moins vous payez ! » s’exclame Martin Guinement. Grâce à la variété des déchets réunis, Les Alchimistes assurent la fabrication d’un compost de grande qualité distribué en BtoBtoC, via des réseaux de distribution comme Franprix, Biocoop ou encore Naturalia pour nourrir des espaces végétalisés chez les particuliers, mais également en BtoB pour des projets de maraîchages urbains. « Notre rêve serait de retrouver des ceintures maraîchères autour des villes, ce qui nous permettrait d’être autonomes sans dépendre de la production agricole d’autres pays pour nos fruits et légumes, de réduire les kilomètres parcourus, de créer de l’emploi agricole et industriel près des villes, mais aussi, tout simplement, d’avoir des villes plus vertes, plus résilientes et plus vivables. »

 Agréé ESUS (Entreprise Sociale d’Utilité sociale), l’entreprise, dont le chiffre d’affaires a augmenté de plus de 30 % entre juin et septembre 2021, compte 60 personnes. Après une première levée de fonds de 2,5 millions d’euros en 2020, l’objectif est désormais de poursuivre le développement mais aussi lancer de nouvelles régions.

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